Le consortium ECOVAL se réunit à Toulouse

 

L’Institut National des Sciences Appliquées de Toulouse (INSA Toulouse) a accueilli la réunion du consortium du projet Ecoval Sudoe dans la même ville française mercredi et jeudi (23 et 24 novembre, respectivement) afin de partager et de présenter les progrès réalisés jusqu’à présent, ainsi que les prochaines étapes à franchir.

 

Le coup d’envoi a été donné à neuf heures du matin, où CETAQUA a fait une introduction et une présentation du projet, ainsi que sa contribution à celui-ci d’un point de vue biotechnologique pour valoriser les déchets organiques. Par la suite, le reste des acteurs (FEUGA, INSA TBI, NEREUS, USC BioGroup, ADTA, FPNCyL et Porto Ambiente) ont présenté leurs différentes contributions à Ecoval Sudoe jusqu’à midi, où il y a eu une pause pour reprendre l’activité dans l’après-midi.

 

Jeudi, le consortium a visité la Station d’Épuration des Eaux Usées (STEP) de Ginestous, à Toulouse, afin d’observer directement comment les boues d’épuration de la ville sont actuellement traitées. Elle a également analysé son potentiel de transformation en bio-usine, comme le prévoit le modèle Ecoval Sudoe pour promouvoir une économie plus durable et circulaire.

 

Cette réunion du consortium est la cinquième tenue par le projet, après la dernière organisée en juin dernier dans la ville de Porto, accueillie par Porto Ambiente. Dans ce type d’événements, des synergies sont générées entre les différents agents et constituent un élément clé pour le bon fonctionnement de tous les types de projets, encore plus dans le cas d’Ecoval Sudoe en raison de la multiplicité des acteurs, des intérêts et des défis rencontrés dans le but de promouvoir un modèle d’entreprise circulaire et durable dans un contexte de transition verte.

ECOVAL présente son projet pour LIFE ECODIGESTION 2.0

 

ECOVAL a participé aujourd’hui à un événement organisé par la Fondation Finnova pour le projet LIFE ECODIGESTION 2.0 dans le cadre de la Semaine européenne de réduction des déchets. L’objectif principal de cet événement est la diffusion de projets et d’organisations engagés dans la gestion des déchets et la transition verte en Europe afin de sensibiliser à la gestion durable des ressources et des déchets.

Lors de la réunion, qui s’est déroulée par voie télématique, Ecoval Sudoe a présenté son projet, axé sur la valorisation des déchets organiques urbains pour la production de composés à haute valeur ajoutée tels que les acides gras volatils (AGV), ainsi que d’autres initiatives innovantes. FEUGA, principal partenaire d’Ecoval Sudoe en charge de la communication, a également participé à la présentation des projets BIOMASA CAP et BIOMASA AP, qui visent la valorisation des déchets de biomasse par la production de biocarburants.

La journée a débuté par la présentation par LIFE ECODIGESTION 2.0 de son projet, qui vise à maximiser la production de biogaz et à accroître l’autosuffisance énergétique des stations d’épuration des eaux usées. Parmi les autres participants à mettre en avant, citons G2G Algae, qui se concentre sur la culture de microalgues comme solution pour la purification des effluents pollués, ou encore LIFE INFUSION, qui se charge de la récupération des nutriments, du biogaz et de l’eau à partir des eaux polluées.

 

Finnova est une fondation européenne qui soutient le financement d’entreprises, de régions ou de municipalités et qui, parmi ses domaines d’expertise, compte la gestion de l’eau et des déchets. Dans ce contexte et en tant qu’organe de coordination de LIFE ECODIGESTION 2.0, elle a réuni Ecoval Sudoe et les projets innovants mentionnés ci-dessus à l’occasion de la Semaine européenne de la réduction des déchets. Cette semaine est le plus grand événement de sensibilisation à la prévention des déchets en Europe et est donc d’une importance capitale pour la diffusion de l’activité d’Ecoval Sudoe.

La participation à des événements de ce type renforce l’engagement d’Ecoval Sudoe en matière de coopération et de transfert de connaissances avec différents agents du secteur de la biotechnologie spécialisés dans le traitement et la valorisation économique des déchets, favorisant la transition vers une société plus durable et circulaire.

ECOVAL met le conteneur brun sur la carte

Ecoval Sudoe fait un pas de plus dans son engagement pour la mise en œuvre et l’utilisation correcte de la poubelle brune en créant une carte qui permet de visualiser les premiers bacs de séparation pour la fraction organique installés dans différentes villes de l’Union européenne. Cet outil est un nouvel engagement du projet pour diffuser et sensibiliser le public à l’importance du recyclage, et en particulier à la bonne utilisation de la poubelle brune.

La « carte au trésor » est un outil ludique permettant de visualiser géographiquement les poubelles brunes et a été créée grâce à la collaboration active des utilisateurs des réseaux sociaux. L’objectif de la carte est de diffuser l’évolution de la mise en œuvre progressive du cinquième conteneur et de familiariser le grand public avec sa présence. La carte montre également que le code couleur varie parfois, ce conteneur étant bleu ou vert dans des villes comme Londres ou Oleiros.

Le site web du projet contient également d’autres supports, tels que des vidéos, des affiches et un guide de bonnes pratiques, qui permettent aux visiteurs de lever leurs doutes sur le tri correct des déchets, ainsi que des jeux interactifs pour tester les connaissances acquises.

La poubelle brune est de plus en plus répandue dans les villes en raison de la directive européenne sur la gestion des déchets, car elle constitue un élément clé pour pouvoir recycler séparément la fraction organique. Sa mise en œuvre a été irrégulière jusqu’à présent, car toutes les villes ne disposent pas de poubelles brunes, mais elle devrait être présente dans toutes les villes européennes d’ici 2024.

Le tri correct des déchets est extrêmement important pour des projets tels qu’Ecoval Sudoe. Sans une séparation adéquate, les processus innovants tels que celui mis en œuvre par le projet ne pourraient pas être réalisés.

 

Campagne « Un autre conteneur, découvrez le marron »

 

La « carte au trésor » est un nouvel élément de la campagne « Un autre conteneur, découvrez le marron! », lancée par la Fondation d’entreprise universitaire de Galice (FEUGA) à l’occasion de la Semaine européenne de la réduction des déchets (SERD) 2021. La campagne visait à sensibiliser le public à l’importance d’un tri correct des déchets, en mettant l’accent sur les déchets organiques, la poubelle brune et l’utilisation inappropriée des toilettes comme poubelle.

En juin 2022, la campagne a reçu le prix spécial européen à Bruxelles, en reconnaissance de son impact, de sa créativité et de sa nature participative. La Semaine européenne de la réduction des déchets est le plus grand événement de sensibilisation à la prévention des déchets en Europe, ce qui a constitué un important coup de pouce médiatique pour le projet Ecoval Sudoe et confirme son bon travail en matière de communication et de sensibilisation du public.

ECOVAL organise une collecte de déchets sur l’île de Tambo dans le cadre de la campagne « Let’s Clean Up Europe 2022 »

 

Le 15 novembre, le projet ECOVAL SUDOE réalisera une campagne de collecte de déchets à laquelle participeront les élèves de la deuxième année du lycée de Los Sauces. L’activité aura lieu sur l’île de Tambo (Poio, Pontevedra), à l’occasion de la Semaine européenne de la réduction des déchets et s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Let’s Clean Up Europe 2022 », qui vise à nettoyer le plus grand nombre de sites du continent européen tout en sensibilisant les citoyens au volume de déchets présents dans leurs localités. L’un des objectifs de cette activité d’ECOVAL est de sensibiliser les nouvelles générations à l’importance du recyclage et de la préservation d’un environnement sain et propre, ainsi que d’unir les forces de différents groupes pour générer des synergies autour du projet.

 

L’événement, organisé conjointement par FEUGA et CETAQUA avec la collaboration de VIAQUA et du Conseil de Poio, commencera à 9h30 et, après le nettoyage de l’île, les responsables de l’activité donneront une conférence sur l’importance du tri correct des déchets à la source et du bac brun pour la matière organique, sans lesquels le projet ECOVAL ne pourrait être réalisé. En effet, un tri adéquat des déchets est essentiel à la réalisation de projets innovants et économiques. Les déchets organiques et les boues d’épuration sont la matière première dont se nourrit le projet ECOVAL Sudoe, qui transforme ces déchets en produits à haute valeur ajoutée tels que les acides gras volatils (AGV), des ressources précieuses pour les industries plastiques et agrochimiques.

 

De retour sur la terre ferme, les élèves visiteront enfin la Station de Traitement des Eaux Usées (STEP) de Os Praceres (Pontevedra), gérée par VIAQUA, où le processus clé du traitement des eaux usées urbaines sera expliqué aux élèves, en soulignant la responsabilité individuelle de chaque citoyen dans ce projet et les avantages qu’il apporte à la société dans son ensemble. Il est essentiel que les jeunes soient conscients de ce processus et, par conséquent, des problèmes causés par une chasse d’eau inappropriée, tels que l’obstruction des égouts et des stations d’épuration et la dégradation de la richesse des océans.

 

Cette activité s’inscrit dans le cadre de la campagne de sensibilisation d’ECOVAL sur le tri des déchets organiques destinée aux nouvelles générations, qui s’ajoute à celles menées précédemment dans six écoles de Castilla y León par la Fondation du Patrimoine Naturel de Castilla y León, ainsi qu’aux quatre menées par FEUGA et CETAQUA dans quatre écoles de Galice. De cette manière, ECOVAL atteint le chiffre d’environ 450 étudiants sensibilisés à cette question, rapprochant ainsi la science des citoyens et contribuant à la construction d’un avenir durable basé sur le principe de l’économie circulaire.

Optimisation, évaluation et développement : les contributions de l’INSA Toulousse à ECOVAL

Avec plus de 17 000 ingénieurs travaillant dans tous les secteurs économiques, l’Institut national des sciences appliquées de Toulouse (INSA Toulouse), établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel placé sous la tutelle du ministère français de l’Enseignement supérieur, a été créé en 1963 et est reconnu pour l’excellence de ses formations et de ses étudiants. Sa participation au projet Sudoe ECOVAL se concentre sur trois actions : l’optimisation de la production d’acides gras volatils en bioréacteurs, l’évaluation du potentiel méthanogène des digestats d’acidogénèse et le développement d’un modèle du système global de gestion urbaine des biodéchets.

 

L’optimisation de la production des acides gras volatiles en bioréacteurs

En collaboration avec CETAQUA, l’INSA de Toulouse travaille à optimiser la production d’acides Gras Volatiles (AGVs) à partir de biodéchets. Cette production a lieu en bioréacteur réalisant une acidogénèse puis les AGVs sont extraits et purifiés pour leur utilisation commerciale. L’INSA de Toulouse utilise un modèle de simulation dynamique du procédé d’acidogénèse pour décrire les évolutions des substrats et produits de réaction selon les paramètres opératoires du procédé. Cet outil permet de choisir les conditions d’opération conduisant à la production d’AGVs la plus importante et la plus favorable à une commercialisation. Une collaboration avec l’entreprise Nereus conduit à intégrer les contraintes de la récupération des AGVs dans les critères d’optimisation de la production de ces derniers.

Les avancées obtenues permettent de prendre en compte la variabilité des biodéchets et des inhibitions de certains processus biologiques pour mieux prédire les quantités et qualités des produits formés.

 

L’évaluation du potentiel méthanogène des digestats d’acidogénèse

Suite à la production d’AGVs, un résidu de matière demeure qui peut être valorisé par méthanisation. L’INSA de Toulouse évalue la production de méthane sur ce résidu. Il développe un procédé original continu qui permet d’accroître la production de méthane et ainsi la valorisation des biodéchets. Ce procédé est basé sur un couplage entre une digestion mésophile des déchets couplée à une digestion thermophile du digestat. Les avancées obtenues permettent une réduction de la quantité de boues à éliminer grâce à une dégradation plus poussée de boues mixtes. Nous verrons cet automne si ces résultats peuvent être reproduits sur des résidus des boues acidifiées puis de biodéchets.

 

Le développement d’un modèle du système global de gestion urbaine des biodéchets

L’outil de modélisation global permet d’évaluer les filières de gestion des biodéchets à l’échelle de la ville. L’objectif est de quantifier la production de biodéchets sur un territoire urbain et d’optimiser leur collecte, transport, traitement et valorisation en acides gras volatiles et méthane. La modélisation est développée à partir de données et scénarios de trois villes : Toulouse (FR), Porto (P) et Palencia (ES), présentant des tailles, des urbanismes et des stratégies de collecte différents. Toulouse et Palencia misent sur une collecte en point d’apport volontaire (PAV) et du compostage tandis que Porto a déjà une collecte en porte-à-porte.

Les trois cas d’étude sont utilisés pour comparer plusieurs solutions de traitement : compostage et/ou méthanisation à horizon 2030 ou une production d’AGV. La comparaison se fait à partir des bilans de flux et d’énergie. La coopération avec un autre partenaire (Biogroup CRETUS USC) permet aussi une comparaison sur la base des impacts environnementaux des filières de gestions des biodéchets. Le modèle est d’ores et déjà développé et les simulations des premiers scénarios sont en train d’être réalisés ;

In fine, cet outil de modélisation et les résultats en découlant aideront les collectivités et entreprises à prendre des décisions sur les modes de gestion les plus vertueux d’un point de vue impacts environnementaux et rentables économiquement. Il permettra aussi d’identifier les points de la filière à optimiser en priorité.

Schéma du pilote MAD-TAR du projet ECOVAL installé à l’INSA Toulouse, France.

ECOVAL partage sa valorisation des déchets organiques dans le webinaire de la Communauté du recyclage des nutriments

Le vendredi 23 septembre, entre 14h00 et 16h00, a eu lieu le webinaire de la communauté du recyclage des nutriments, organisé par l’Université de Gand. Plusieurs projets liés à la récupération des nutriments dans les effluents de l’industrie agroalimentaire ont été présentés à distance. Il y a également eu une table ronde au cours de laquelle les différents acteurs ont partagé des idées et ont pu générer des synergies entre des objectifs ou des processus communs.

 

La Communauté de recyclage des nutriments est une initiative menée par le cluster européen des bioraffineries (ECB), dont Ecoval est membre. Il est né dans le prolongement du groupe de réflexion EIP-AGRI sur le recyclage des nutriments et compte actuellement plus de 70 membres, dont des universités, des centres de recherche, des associations européennes, des groupes politiques et autres. Ses travaux sont axés sur la récupération des nutriments dans les flux de déchets de la chaîne de valeur agroalimentaire et leur utilisation comme engrais durables. L’objectif est de stimuler l’économie circulaire en fermant le cycle de vie des nutriments et en réduisant l’utilisation des produits phytosanitaires dans l’agriculture.

 

La transition vers une économie plus circulaire grâce à la valorisation des ressources est l’une des priorités de la société et le recyclage des nutriments peut jouer un rôle clé dans son développement.

 

L’événement a commencé par une brève introduction à la communauté du recyclage des nutriments par Laia Llenas Argelaguet de l’Université de Vic (UVIC), pour ensuite passer à la présentation des différents projets invités et liés. Chacun dispose de 5 minutes pour expliquer sa relation avec la récupération des nutriments. Ils le sont : LEX4BIO, dédié aux biofertilisants en agriculture, Nutri2Cycle, spécialistes du cycle des nutriments agroalimentaires, WalNut, axé sur la valorisation des eaux usées pour produire des biofertilisants, Fertimanure, axé sur la récupération des nutriments pour fabriquer des biofertilisants à partir de fumier animal, Nitroman, chercheurs dans la conversion du fumier brut en engrais minéraux, Run4Life, axé sur la récupération des nutriments pour créer des engrais à faible impact, Renu2Farm, lié à l’augmentation du recyclage de l’azote, du phosphore et du potassium de la chaîne de production alimentaire, RUSTICA, fournisseurs de solutions techniques pour convertir les déchets organiques du secteur horticole en biofertilisants, le projet Circular Agronomics, facilitateurs du développement vers des économies intelligentes et durables, Ecoval Sudoe, promoteurs de la gestion et de la valorisation des boues et des déchets organiques, et Sea2Land, producteurs d’engrais biosourcés à partir de déchets de pêche.

 

Ils ont tous présenté dans cet ordre jusqu’à 15h00, heure à laquelle une table ronde de 50 minutes entre eux, modérée par Kari Ylivainio de l’Institut des ressources naturelles de Finlande (LUKE), et une table ronde de conclusion ont commencé à 16h00.

ECOVAL fait connaissance avec les installations de SOGAMA, le plus grand gestionnaire de déchets urbains de Galice.

Plusieurs partenaires d’ECOVAL ont visité les installations les plus importantes de la Société galicienne de l’environnement (SOGAMA), à Santiago de Compostela et à Cerceda. Le mercredi 7 septembre, le coordinateur et plusieurs membres de CETAQUA, le chef de projet, ainsi que des membres de FEUGA, le partenaire responsable de la communication, et USC ont bénéficié d’une visite guidée du complexe industriel de SOGAMA.

SOGAMA est une entreprise publique régionale au service de la politique environnementale de la Galice dans le domaine de la gestion et du traitement des déchets urbains. Il repose sur la hiérarchisation des priorités que sont la prévention, la réduction, la préparation à la réutilisation, le recyclage et la valorisation des déchets. Traditionnellement, Sogama concentrait sa gestion sur deux fractions de déchets urbains : le sac jaune, c’est-à-dire les matériaux déposés par les citoyens dans le conteneur jaune (récipients en plastique, canettes et briques), et le sac noir (le reste) placé dans le conteneur générique. Au cours des trois dernières années, ils ont également introduit une gestion séparée des biodéchets, par le biais de la collecte dans la poubelle brune et de la gestion dans leurs usines de compostage. Ils possèdent 37 usines de transfert situées dans différentes parties de la Galice, un complexe environnemental et une décharge contrôlée à Cerceda.

En outre, SOGAMA est un partenaire associé d’ECOVAL, et travaille sur des campagnes contre le gaspillage alimentaire telles que « A túa comida ten algo que dicirche », qui favorise les synergies avec la campagne « Un autre conteneur, découvrez le « marron » ! «  du projet.

 

1 000 000 de tonnes de déchets municipaux par an

La visite guidée pour connaître ses installations commencera à 09h30 à l’usine de transfert de Saint-Jacques-de-Compostelle. La fonction de ces installations est de permettre le transfert des déchets des camions de collecte municipaux vers des conteneurs de plus grande capacité (avec une charge de 20 tonnes) et plus adaptés au transport sur de longues distances. À 11 heures, ils se déplaceront vers le complexe environnemental de Cerceda. Avec une superficie de 65 hectares et une capacité nominale de traitement des déchets de 1 000 000 de tonnes par an, c’est le point autour duquel tourne l’activité industrielle de l’entreprise. C’est là que sont séparés les matériaux recyclables déposés dans le sac jaune, ce qui facilite leur acheminement vers les recycleurs, et que s’effectue la valorisation énergétique de la fraction non recyclable du sac noir. De là, ils iront à l’usine de compostage industriel, située dans la même localité, à la décharge de déchets non dangereux d’Areosa. Cette installation constitue la fin de la chaîne et du cycle de certains déchets organiques qui, n’étant pas valorisables par d’autres moyens, sont intégrés aux 3 000 à 4 000 tonnes de compost produites par l’usine.

CETAQUA encourage les générations futures à recycler

Le mardi 19 juillet, le projet européen ECOVAL SUDOE a présenté son modèle de gestion et de valorisation des boues d’épuration et des déchets organiques urbains aux étudiants participant à l’Aula de la Naturaleza de Oira, organisée par le Conseil d’Ourense. CETAQUA Galicia, leader du projet, était chargé de transmettre aux enfants l’importance du tri correct des déchets pour parvenir à un monde plus durable. La participation active des 12 enfants âgés de 4 à 12 ans a été la pièce maîtresse de la session.

Ánder Castro, le technicien de CETAQUA chargé de la formation, a montré l’impact positif que le recyclage a sur nos vies, en expliquant les processus impliqués dans ce type d’économie circulaire et comment chaque individu peut collaborer chez lui, en obtenant un grand bénéfice collectif. Bien entendu, l’importance d’éviter d’utiliser les toilettes comme une poubelle a également été soulignée, étant donné que les lingettes, les sparadraps et les tampons (entre autres) peuvent causer des problèmes environnementaux majeurs lorsqu’ils s’accumulent dans les réseaux d’égouts de nos villes, ainsi que dans les stations d’épuration. En outre, il a été souligné combien il est important d’éviter le gaspillage alimentaire en promouvant des achats contrôlés et une consommation responsable.

 

La science au service de la citoyenneté

La conférence était structurée en une partie informative au cours de laquelle les enfants ont pu découvrir des contenus liés à la gestion des déchets, en leur montrant les différents conteneurs qui existent actuellement, avec un accent particulier sur le conteneur brun, qui est encore en phase de mise en œuvre. Ensuite, des vidéos liées au sujet ont été projetées et des jeux interactifs développés dans le cadre de la campagne  » Un autre conteneur, découvrez le « marron » ! «  du projet ECOVAL ont été joués. Le groupe a montré un grand intérêt pour le contenu de l’activité. La facilité avec laquelle ils ont été capables de séparer les différents types de déchets à la fin de l’activité a été remarquable. De cette manière, la science a été mise au service du public, en transférant les connaissances générées par le projet d’une manière simple et compréhensible, afin de sensibiliser à l’environnement.

CETAQUA Galicia offrira une autre formation liée au recyclage dans la même Aula de la Naturaleza le 25 août 2022. L’entreprise Viaqua y participe également activement à travers son activité Aqualoxia, dans laquelle la connaissance du cycle intégral de l’eau en milieu urbain est mise en avant.

Le consortium ECOVAL se retrouve face à face à Porto, une ville engagée dans la circularité

La ville de Porto a accueilli, en juin dernier, la réunion des participants au projet ECOVAL qui, pendant deux jours de travail, ont eu l’occasion de partager leurs expériences, leurs apprentissages, leurs défis et de se tourner vers l’avenir.

Au cours de deux journées remplies de présentations et de visites de points d’intérêt locaux tels que Água e Energias do Porto, ou Lipor, ces 20 participants ont pu en savoir un peu plus sur ces institutions et le travail développé dans ce domaine.

 

 

En tant qu’hôte, Porto Ambiente a également pu partager le chemin parcouru dans le domaine des déchets organiques et les plus grands défis rencontrés en cours de route.
Le projet Orgânico, lancé en avril 2021, a bénéficié d’une forte campagne de communication et de sensibilisation qui a permis une forte adhésion à l’initiative.
En un peu plus d’un an, ce projet concerne déjà plus de 26 500 familles et enregistre des chiffres impressionnants en termes de collecte : plus de 100 tonnes de déchets par mois. Le poids de cette opération est si important que, au cours du premier semestre 2022, on a enregistré une croissance de plus de 80 % de ce type de déchets par rapport à la même période de l’année précédente.
Des chiffres qui permettent une réduction des déchets, une minimisation des quantités envoyées en déchets indifférenciés, et qui se traduisent par une véritable circularité, ces déchets étant transformés en compost organique de haute qualité, utilisé en agriculture biologique.

 

 

Si ces chiffres ne laissent aucun doute sur l’engagement des habitants de Porto, ils reflètent également le succès de la stratégie de Porto Ambiente, qui met l’accent sur les matières organiques, un projet qui devrait être étendu à l’ensemble de la ville d’ici la fin 2023. Un horizon ambitieux, mais en harmonie avec l’engagement de Porto Ambiente à promouvoir l’économie circulaire, indispensable pour atteindre l’objectif de neutralité carbone de la ville, conformément aux défis du Pacte climatique de Porto, que l’entreprise municipale a embrassé dès le départ.

 

Águas Do Tejo Atlântico : surmonter les obstacles et le prétraitement des boues à ECOVAL

aguas do tejo atlantico ecoval

ECOVAL Sudoe propose une nouvelle approche de la gestion des déchets organiques basée sur leur valorisation pour obtenir des acides gras volatils (AGV), matières premières secondaires utiles pour des industries telles que les plastiques, les lubrifiants ou l’agrochimie.

Águas do Tejo Atlântico (AdTA), membre du consortium ECOVAL, collabore pour surmonter les obstacles techniques et juridiques à la valorisation des AGV provenant des boues d’épuration et des biodéchets. Cela nécessite la coopération de différents acteurs de la région SUDOE (entreprises de traitement des eaux usées et des déchets, centres de recherche, autorités environnementales, conseillers juridiques et associations sectorielles) pour modifier le cadre juridique qui autorise l’utilisation de produits obtenus à partir de déchets. Afin d’identifier les obstacles, deux ateliers participatifs ont été organisés, au cours desquels les similitudes dans la gestion juridique et opérationnelle de ce type de déchets dans les 3 pays ont pu être vérifiées.

 

D’autre part, l’AdTA a mis l’accent sur le prétraitement des boues afin de maximiser la production d’AGV. À cette fin, des essais ont été réalisés avec la technologie du champ électrique pulsé en utilisant des boues résiduelles provenant du traitement biologique de la STEP de Frielas et des boues mixtes épaissies provenant de la STEP de Beirolas. Les deux tests ont été réalisés pour vérifier si le prétraitement des boues biologiques uniquement présente un avantage et si la teneur en matières solides des boues affecte l’efficacité de la technologie du champ électrique pulsé.

Enfin, l’AdTA a participé à la quantification des boues produites au Portugal, ainsi que de leur qualité. Ce travail soutiendra l’analyse de la durabilité environnementale et économique qui sera effectuée dans le projet, encadrée par le groupe de travail 6 du projet : Reproductibilité et transférabilité du modèle d’entreprise et son évaluation environnementale et économique.