Ecoval visite l’école Mendiño

Ecoval llevará su campaña al Colexio Mendiño

Le mercredi 18 mai, le projet européen ECOVAL SUDOE a présenté son modèle de gestion et de valorisation des boues d’épuration et des déchets organiques aux élèves de l’école Mendiño de Vigo.

Dans la continuité des valeurs de la Semaine européenne de la réduction des déchets, Ecoval Sudoe mène sa campagne « Une autre poubelle, que le marron » au Colexio Mendiño, un centre de formation professionnelle de la ville d’Oviedo.

Le centre forme des jeunes âgés de 15 à 25 ans à la gestion administrative, au commerce et aux soins infirmiers auxiliaires. Bien qu’il s’agisse de trois branches très différentes, l’école Mendiño s’efforce d’inculquer des valeurs transversales telles que l’importance de maintenir une alimentation saine et de trier correctement les déchets pour les recycler.

La Fundación Empresa-Universidad Gallega (FEUGA), responsable de la communication du projet, a organisé une journée au cours de laquelle les élèves ont renforcé leurs connaissances sur le tri des déchets, avec un intérêt particulier pour la nouvelle poubelle brune, celle des déchets organiques. Ce conteneur sera une réalité dans toutes les villes européennes en 2024 et commence déjà à être mis en œuvre dans la ville de Vigo. Il n’y a actuellement que 70 unités de ces conteneurs, mais la procédure a déjà commencé pour installer 1950 unités supplémentaires.

L’événement a eu lieu le 18 mai, avec des sessions le matin et l’après-midi, profitant de la proximité de la Journée internationale du recyclage, qui est célébrée chaque année le 17 mai. Les étudiants ont pu découvrir la quantité de déchets organiques et inorganiques que nous produisons chaque année, le problème qu’ils posent actuellement et les solutions proposées par le projet, basées sur leur séparation et leur récupération sous forme d’acides gras volatils (AGV), un produit très demandé par diverses industries et qui est actuellement obtenu principalement à partir du pétrole.

La conférence comprenait des explications théoriques sur le cadre du projet, un petit concours de questions-réponses et un espace pour discuter des sujets qui intéressent le plus les étudiants, ainsi que de leurs doutes éventuels. De cette façon, les connaissances générées par le projet ont été rapprochées des citoyens d’une manière agréable et facile à comprendre, mettant la science au service de la population et favorisant la prise de conscience et la sensibilisation aux questions de durabilité.

Cette activité s’inscrit dans la lignée de la présence du projet dans les écoles, qui a commencé avec la mise en place de conteneurs dans les écoles d’Ourense et se poursuivra avec une autre visite similaire la semaine prochaine à l’école de Vilaboa.

Biogroup étudie comment optimiser la production d’AGV à ECOVAL

La transformation des déchets en produits à valeur ajoutée est un objectif ambitieux dans la transition vers une économie circulaire. C’est ce à quoi ECOVAL et d’autres projets de recherche s’emploient. Parmi les angles d’approche possibles de cette mission, la conversion des déchets organiques par fermentation anaérobie (la plate-forme dite « carboxylate ») est l’une des bioraffineries émergentes les plus prometteuses, capable de valoriser le carbone organique présent dans les biodéchets et les boues d’épuration en acides gras volatils (AGV). Ils peuvent être transformés en produits chimiques, en biopolymères et en biocarburants, dont une multitude d’industries ont besoin.

Cette technologie, comme toutes les technologies émergentes, présente également des obstacles importants. L’une d’entre elles, qui empêche la généralisation de la plate-forme carboxylate, est sa faible sélectivité, qui conduit à un mélange d’acides acétique, propionique, butyrique et valérique principalement, et à l’impossibilité de les isoler. L‘USC Biogroup relève le défi de la valorisation sélective des boues à ECOVAL par une approche multidisciplinaire qui intègre l’expérimentation et la modélisation mathématique. Sur la base de leurs outils précédemment développés pour prédire les produits de la fermentation des sucres et des protéines dans les boues, ils réalisent des expériences de fermentation des boues dans lesquelles ils mesurent l’évolution de leurs principaux composants : la solubilisation des glucides, des protéines et des lipides, l’hydrolyse pour produire des sucres, des acides aminés et des acides gras, et enfin la fermentation en AGV.

Réacteurs d’acidification des boues du laboratoire Bipogroup

 

Le Biogroupe souhaite également répondre à d’autres questions à travers les activités développées dans le cadre du projet ECOVAL. Ces questions sont les suivantes : comment choisir la meilleure stratégie de transformation des déchets en ressources d’un point de vue environnemental parmi celles qui sont techniquement possibles ; avons-nous toujours la garantie que le coût environnemental sera inférieur à celui de la gestion actuelle lorsque nous prenons en compte le cycle de vie complet du processus ?

 

Au cours des dernières décennies, il est devenu évident que le modèle économique traditionnel basé sur une approche linéaire n’est pas viable.

C’est pourquoi, à l’inverse, il existe une conviction répandue selon laquelle ce modèle devrait être remplacé par un modèle a priori plus durable, dans lequel la valeur des produits, des matériaux et des ressources est conservée dans l’économie aussi longtemps que possible, et la production de déchets est minimisée : c’est ce qu’on appelle l’économie circulaire. Et dans ce contexte, les méthodologies basées sur la pensée du cycle de vie sont présentées comme les outils d’évaluation appropriés pour guider le développement des processus dans sa transition.

La transition vers un modèle d’économie circulaire nécessite une nouvelle approche de la gestion des déchets, ce qui implique de changer notre façon de voir les déchets, qui ne sont plus un problème mais une ressource susceptible de développer une valeur ajoutée. Si l’on considère que les déchets organiques représentent environ 40 % du total des déchets municipaux produits, l’importance de leur gestion et de leur valorisation correctes est évidente.

Les possibilités étant variées et dépendant de multiples facteurs, ECOVAL, grâce au Biogroup, établira des valeurs de référence, c’est-à-dire la quantification des impacts environnementaux des stratégies actuelles de gestion des déchets organiques et des boues d’épuration dans la zone SUDOE, en tenant compte des exigences réglementaires d’application imminente. Ces valeurs détermineront la base de référence pour la comparaison des performances environnementales des stratégies innovantes issues du projet pour l’obtention de bioproduits à haute valeur ajoutée à partir du traitement des mêmes déchets. De cette façon, nous disposerons de paramètres concrets pour évaluer l’impact du nouveau système de gestion et des produits qui en découlent en termes d’environnement, une des tâches du GT 6 : « Reproductibilité et transfert du business model et son évaluation environnementale et économique ».

Transformer la boue en OR !

C’est ce à quoi travaille le réseau NEREUS dans le cadre du projet ECOVAL. Ecoval Sudoe met au point une méthode pour extraire des molécules à forte valeur ajoutée, les acides gras volatils à partir de boues transformées. L’objet de la mission portée par NEREUS est d’expérimenter une filière d’extraction et de purification des acides gras volatils produits à partir de soupes produites par le coordinateur CETAQUA. Cette filière doit s’inscrire dans un projet économique viable et respecter les spécifications du marché. A cette double contrainte s’ajoute les barrières légales liées à la valorisation des biodéchets et des boues de stations d’épuration. C’est en ce sens que le projet Ecoval Sudoé tente de dépasser les standards.

 

Extraction, assainissement, filtrage et concentration

NEREUS a mis au point un pilote de nanofiltration dynamique qui apporte trois intérêts majeurs : extraire les molécules d’intérêt de soupes organiques, assurer leur hygiénisation, et filtrer à basse énergie. A la suite à cette première étape de filtration, des procédés de concentration sont mises en œuvre pour atteindre l’objectif visé.

La matière organique résiduelle fait l’objet d’une valorisation supplémentaire à l’INSA de Toulouse pour la production d’énergie et par l’étude d’épandage à la Fundación Patrimonio Natural de Castilla y León.

ECOVAL rejoint la plateforme Green Project Expo

Ecoval Sudoe fait désormais partie de la Green Project Expo (GPE), une plateforme internationale créée pour connecter et communiquer des projets innovants issus de différents secteurs économiques et visant à construire un monde plus durable. Il sert d’exposition numérique à grande échelle pour toucher un large public, créer et diffuser des événements ou établir des contacts.

 

Green Project Expo rassemble divers projets issus de toutes sortes d’industries, du traitement de l’eau au transport ou à la santé, en passant par l’efficacité énergétique, la technologie, la gestion des forêts, l’agriculture, le pétrole et le gaz ou les villes intelligentes. ECOVAL est inclus dans la catégorie « Biodéchets et CO2 », où il partage l’espace avec Biomotive, FRONTSH1P ou Grøn Sky, favorisant ainsi la création de réseaux entre projets ayant des intérêts communs.

 

La présence d’ECOVAL dans ce nouvel espace numérique qui fonctionne comme un haut-parleur le rapproche de la réalisation de ses objectifs de communication et de diffusion. L’appartenance à cette plateforme offre une grande opportunité pour le projet en termes de visibilité, d’impact, de développement de synergies et de mise en réseau. Consultez ici la page d’ECOVAL dans GPE ou jetez un coup d’œil à son Twitter et Linkedin !

Ecoval Sudoe rejoint le Biorefine Cluster Europe

Ecoval Sudoe est désormais membre du réseau Biorefine Cluster Europe, un réseau européen qui interconnecte les projets et les personnes dans le domaine de la valorisation des ressources biosourcées, s’efforçant de contribuer à une gestion plus durable des ressources.

Fondé pendant le projet Interreg NWE Biorefine (2011-2015), coordonné par l’Université de Gand, l’ECB comprend plusieurs projets abordant des sujets similaires tels que la récupération de l’eau, la récupération des nutriments, les biomatériaux et l’écoconception, l’évaluation de la chaîne de valeur, l’extraction et l’utilisation de produits biochimiques ou la bioénergie renouvelable.

Faire partie de ce programme signifie rejoindre un biocluster européen très actif, composé de plus de 27 pays, 30 membres de projets, 750 experts et 250 organisations différentes.

Les objectifs du cluster Biorefine permettront d’atteindre les objectifs de communication et de diffusion d’Ecoval. L’adhésion à ce cluster offre une grande opportunité pour le projet en termes de visibilité, d’impact, de contribution à la politique, de développement de synergies, d’optimisation des ressources et de mise en réseau.

Dans le même temps, le projet Ecoval et ses partenaires contribueront également à la réussite des objectifs généraux du cluster et au développement de systèmes d’économie circulaire en Europe.

Consultez la page dédiée à Ecoval Sudoe sur le site de la BCE et suivez la BCE sur Twitter et LinkedIn !

La Mairie d’Ourense, nouveau partenaire associé d’Ecoval Sudoe

Le projet Ecoval Sudoe continue d’être soutenu ! La Mairie d’Ourense rejoint aujourd’hui la liste des partenaires associés qui soutiennent la proposition, qui poursuit un changement de paradigme dans la gestion des déchets urbains, basé sur la valorisation des déchets organiques et des boues d’épuration pour obtenir des bioproduits à haute valeur ajoutée. 

Le soutien apporté par la Mairie d’Ourense est essentiel pour atteindre les objectifs poursuivis par Ecoval. L’entité facilitera l’installation de prototypes pilotes pour la démonstration de technologies dans la STEP de Ourense et collaborera à la fourniture de biodéchets urbains pour les démonstrations technologiques réalisées dans le cadre du projet.

En outre, le Conseil collaborera également à des campagnes de sensibilisation du public sur le tri correct des déchets organiques. 

Avec l’incorporation de la Mairie d’Ourense, Ecoval a déjà le soutien de 30 entités, provenant de quatre pays et ayant des compétences dans différents secteurs. Vous pouvez consulter ici toutes les entités qui soutiennent l’engagement du projet en faveur de l’économie circulaire et de la protection de l’environnement.

Biogroup et l’INSA Toulouse se réunissent pour planifier les tâches communes d’ECOVAL

Dans le cadre du projet ECOVAL Sudoe, une réunion s’est tenue du 13 au 16 juillet au siège de l’Institut National des Sciences Appliquées de Toulouse (INSA Toulouse) afin de discuter de l’impact et de la réplicabilité du projet et de canaliser les différentes tâches qui seront menées conjointement. Almudena Hospido, représentant le groupe de recherche BioGroup (CRETUS), ainsi que Mathilde Besson et Etienne Paul, représentant l’INSA Toulouse et l’Institut de biotechnologie de Toulouse, ont participé à la réunion.

L’objectif principal de cette réunion était la planification du travail conjoint dans le cadre du projet ECOVAL et en particulier les activités liées au modèle intégré de gestion des déchets organiques urbains et la mesure de son impact social et juridique, ainsi que la reproductibilité et le transfert du modèle d’entreprise et son évaluation environnementale et économique.

La ville modèle de Toulouse, où s’est déroulée la réunion, a également été le sujet d’étude des participants pour sa mise en place de la collecte des biodéchets à partir de 2019. Chloé Maisanno, présidente de l’Observatoire Régional des Déchets et de l’Economie Circulaire en Occitanie (ORDECO), a montré son intérêt pour le développement du projet et a participé à la dernière session le vendredi matin.

Les participants ont conclu que les réunions avaient permis d’atteindre les objectifs fixés et ont profité de l’occasion pour échanger les résultats et les approches adoptées dans chacun des laboratoires. La prochaine réunion aura lieu en octobre.

Cetaqua dirige le projet Sudoe ECOVAL qui transformera les déchets organiques urbains en ressources

  • Le projet européen va promouvoir le modèle de la biofactory pour obtenir des bioproduits à haute valeur ajoutée à partir de boues d’épuration et de biodéchets urbains, applicable dans toute l’Union européenne
  • 8 entités d’Espagne, de France et du Portugal font partie du consortium pour promouvoir un modèle circulaire innovant pour la gestion des déchets organiques dans les villes

14 janvier 2021. La gestion des déchets organiques urbains présente actuellement des défis à relever tels que la minimisation de la mise en décharge ou l’augmentation du recyclage. Pour relever ce défi, Cetaqua Galice poursuit son engagement en faveur de l’économie circulaire en dirigeant le projet ECOVAL du programme Interreg Sudoe 2014-2020. Son objectif principal est d’obtenir des produits à haute valeur ajoutée riches en carbone organique, tels que les acides gras volatils, issus de la valorisation des déchets organiques générés en milieu urbain. Le projet soutiendra l’économie circulaire en favorisant la réduction des déchets et la protection de l’environnement par la conversion des déchets en ressources très demandées par les industries du plastique, des lubrifiants ou de l’agrochimie.

ECOVAL, acronyme de «Coordination de la gestion et stratégies de valorisation des boues et des déchets organiques dans la région SUDOE», sera financé par le Fonds européen de développement régional (FEDER) et fonctionnera jusqu’en 2023. En cours depuis novembre,le consortium a organisé cette semaine la réunion de lancement du projet, en format virtuel, afin de coordonner les différentes actions à réaliser.

Coopération transnationale pour promouvoir un nouveau modèle de gestion environnementale

Pour développer ce modèle de gestion environnementale de la matière organique, des partenaires de la région SUDOE (Espagne, Portugal et des régions françaises transpyrénéennes) ayant une expérience des différentes étapes de la chaîne de valeur des déchets accompagneront Cetaqua, qui apportera les compétences nécessaires pour assurer la viabilité du modèle. Il s’agit de l’Université de Saint-Jacques-de-Compostelle, de la Fondation Patrimoine Naturel de Castille- et-Léon, de la Fondation Entreprise-Université galicienne, de l’Institut national des sciences appliquées de Toulouse et des entreprises Nereus, Aguas do Tejo Atlantico et de l’entreprise municipale d’Ambiente do Porto.

En outre, jusqu’à 29 entités de la même région se sont engagées dans le projet et participeront en tant qu’entités associées. Parmi eux, on retrouve des administrations publiques, telles que Toulouse Métropole, la Communauté de Communes Vallée de l’Hérault et Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, des utilisateurs de produits finis biosourcés tels que REPSOL, ou encore des producteurs de déchets organiques hautement utilisables tels que Vegalsa-Eroski.

Le consortium travaillera de la collecte des déchets à la commercialisation du produit final, en passant par le développement de procédés biotechnologiques innovants et en intégrant des aspects multidisciplinaires de types perception législative, économique, marchande, environnementale ou sociale.

ECOVAL se concentre essentiellement sur la valorisation de deux types de flux de déchets: les boues d’épuration urbaines et la fraction organique des déchets solides urbains (FORSU), tous deux à forte teneur en carbone organique. Ainsi, il travaillera à optimiser et à créer des synergies entre le cycle de l’eau urbaine et le cycle des déchets. Dans ce second, il permettra non seulement d’optimiser la collecte, en favorisant la séparation à la source, conformément aux nouvelles exigences législatives mais ausi de générer une nouvelle chaîne de valeur, qui à son tour minimisera les problèmes d’odeurs et les coûts associés à leur collecte et à leur gestion.

Domaine de mise en oeuvre: vers l’économie circulaire en promouvant les bio-usines

De cette manière, il sera possible de promouvoir dans les villes de l’espace Sudoe un modèle innovant de gestion des déchets applicable dans toute l’Union européenne.

Plus précisément, en Espagne, Cetaqua lancera, avec l’aide du Groupe Suez, des démonstrations sur des plateformes technologiques situées dans les villes d’Ourense, en collaboration avec Viaqua, et à Palencia, avec le soutien d’Aquona, pour valoriser les boues et les déchets urbains bio afin d’obtenir des produits à forte valeur ajoutée. De cette manière, il soutiendra le modèle de la biofactory qui vise à transformer les stations d’épuration en installations génératrices de ressources.

La première étude de cas modélisée pour l’optimisation de la gestion des biodéchets au niveau de la ville aura lieu à O Porto (Portugal), et celle-ci permettra d’envisager une exportation (ou transposition) ultérieure du modèle dans les villes de Palencia et Toulouse.

L’impact de ce projet sur l’environnement sera remarquable. Actuellement, dans la zone couverte par le projet, , 136 kg de déchets organiques sont générés par habitant et par an, le projet permettra ainsi de suivre de nouvelles voies de traitement alternatives afin que ces déchets soient utilisés comme ressources.